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lire et penser, read and think

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7 novembre 2012

PRIX GONCOURT

Jérôme Ferrari remporte le prix Goncourt pour son livre "Le Sermon Sur La chute de Rome" paru chez Actes Sud.

Un roman à plusieurs fois constitué autour d'une réflexion sur le déclin du monde occidental. Favori depuis le mois de juin, il n'est pas surprenant que ce prestigieux prix lui ait été remis.

 

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6 novembre 2012

Remise du Prix Medicis

Après une rentrée littéraire riche en rebondissement, le prix Medicis a été remis a Emmanuelle Pireyre pour "Féerie Générale" (éditions de l'Olivier). Roman inclassable et plus que jamais dans l'ère du temps, nous y retrouverons le monde des médias, d'internet , des protagonistes proches de nous ou bien nous feront-ils penser à certaines de nos connaissances ?

L'auteur se confesse :
«Je viens de la poésie et inventer des formes ne me fait pas peur, a lancé la lauréate. J'ai mis longtemps à écrire ce livre, 5 ans, pour donner une version féerique du monde qui me demandait d'inventer des personnages, des situations et beaucoup de transformations.»

 

4 juin 2012

Prix du livre Inter

C'est avec son livre "Supplément à la vie de Barbara Loden", que Nathalie Léger a été récompensée du prix du livre Inter. Les 24 jurés à la parité exemplaire présidé par Amélie Nothomb ont eu quelques difficultés à trancher tant le cru 2012 était bon.

Ce prix littéraire a été crée en 1975 par le président de la radio éponyme qui souhaitait que les auditeurs soient eux mêmes les jurys. Une simple candidature par écrit suffit pour en faire partie. Avis aux amateurs pour 2013  !

26 mai 2012

Grand Prix du roman Metis

A ne pas manquer, la troisième édition du Grand Prix du Roman Metis organisée par l'ile de La Réunion. Quatre romans vont être sélectionnés parmi un jury de douze personnes et le prix sera remis le 4 décembre 2012.

Le but de ce grand prix étant de promouvoir la diversité, les échanges et l'humanisme valeurs de l'Ile de La Réunion.

20 mai 2012

Je suis un chat; Natsume Soseki



Natsume-soseki-Je-suis-un-chat




quatrième de couvertureMort en 1916 à quarante-neuf ans, Natsume Sôseki vécut aux confins de la psychose la déchirure dont pâtirent tous les intellectuels nés avec la révolution industrielle, politique et culturelle du Meiji. Formé aux lettres classiques chinoises, au haïku, mais envoyé en Angleterre de 1900 à 1903 pour pouvoir enseigner ensuite la littérature anglaise, il s'imprégna si profondément du ton de Swift, de Sterne et de De Foe que, sans nuire à tout ce qu'il y a de japonais dans Je suis un chat, cette influence nous impose de penser au voyage de Gulliver chez les Houyhnhnms; sans doute aussi d'évoquer Le chat Murr d'Hoffmann. C'est pourquoi le traducteur peut conclure sa préface en affirmant que Je suis un chat «suffit amplement à démentir l'opinion si répandue selon laquelle les Japonais manquent d'humour». Ni Hegel, ni Marx, ni Darwin, qu'il a lus, ne lui ont fait avaler son parapluie.
La gouaille, voire la désinvolture apparente, n'empêchent pas les chapitres de s'organiser, cependant que tous les styles (jargon des savants et du zen, ou argot d'Edo, ancien nom de Tokyo) se mêlent pour présenter la satire désopilante d'une société en transition, et même en danger de perdition. Kushami-Sôseki se demande parfois s'il n'est pas fou, mais c'est la société d'alors qui devient folle, elle qui déjà enferme en asile ceux qui la jugent. Le chat ne s'y trompe jamais, lui : aucun ridicule n'échappe à ce nyctalope. Alors que peut-être on en devrait pleurer, on rit follement. Si vous voulez comprendre le Japon, identifiez-vous au chat de Sôseki.

 

mon avis : Un chat sans nom et cynique au possible décrit le quotidien de son maître, et, par extension nous livre une acerbe critique de la société japonaise. Il vit chez un professeur d'anglais atypique et quelque peu asocial qui pourrait être considéré par moment comme le reflet de l'auteur lui même. De nombreuses références y sont en effet glissées que ce soit sur lui ou bien sur certains de ses élèves. Tour à tour grotesque, enjoué, philosophique, hilarant ou même existentiel, ce roman est déroutant et envoutant. 

Ce chat, doué d'un esprit curieux, critique, ironise et philosophise sur sa situation même de chat, son existence et ses aléas ainsi que sur les tares des hommes. Tout y passe, de la mode vestimentaire, à nos coupes de cheveux en passant par nos loisirs, rien n'échappe au regard aiguisé de ce chat cruel et attachant. Doué pour l'observation et l'analyse, nous ne nous lassons pas de lire les théories loufoques et saugrenues de cette bête à poils toujours tapi au bon endroit.

A la fois drôle et profond, ce roman nous plonge dans le quotidien d'une famille, où de nombreux invités se succèdent et ne se ressemblent point. Les personnages sont certes à certains moments relativement caricaturaux il n'en demeure pas moins un fond de vérités quant aux grands caractères de l'humanité. Le prétentieux, l'égoïste, le misantrope, l'amoureux transi, la femme soumise, la femme mariée et désireuse de changements en vain, le chat roublard, le chat issu d'une famille bourgeoise, bref, toutes les classes sociales y passent sous forme animale ou humaine.

A la fin de ce roman, vous ne verrez plus l'animal soit disant domestiqué par excellence du même oeil.

 


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9 avril 2012

Les Yeux jaunes des crocodiles; Katherine Pancol

Les yeux jaunes
4ème de couverture : "Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendront peut être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rire et de larmes. Ce roman, c'est la vie".

 mon avis : Premier roman d'une trilogie ma foi fort sympathique. Un peu de réticence au début, l'intérêt de ce livre tient à l'attachement progressif et aux liens que nous entretenons avec les personnages. Il est impossible de ne pas reconnaître une de ses connaissances ou parfois même soi même dans certaines caractéristiques des protagonistes, des phrases voire même des paragraphes sont criants de vérité et de profondeur se qui compense parfois la simplicité de certains passages. Le fait même de narrer un quotidien parfois routinier mais avec des sursauts d'aventures nous donne constamment envie d'en savoir plus et de connaître la suite des péripéties rencontrées que ce soit pour les personnages principaux et mêmes les secondaires qui ne manquent pas de panache. 

Certes le style est médiocre, la syntaxe correcte, le vocabulaire passable mais le but de l'auteur n'est à mon avis pas de faire de la grande littérature ( auquel cas, c'est raté !). Cependant, en lecture détente, le soir, à la plage, dans le train c'est tout à fait adéquate, c'est comme regarder une bonne série avec parfois quelques caricatures, un peu d'humour, des désillusions, des tromperies, des histoires d'adolescents, bref le récit de plusieurs vies entrecroisées avec un personnage les reliant les uns aux autres.

Le deuxième tome " La valse lente des tortues" est en ma possession c'est avec un plaisir de retrouver les différents personnages et la petite historie pas compliquée que je vais continuer la saga...

 

 

7 avril 2012

Martin Eden; Jack London

Martin Eden

4 ème de couverture : Le plus romanesque des romans de London - et le plus autobiographique aussi. enfin, pour la plupart des lecteurs d'aujourd'hui, son chef d'oeuvre. 

Martin Eden, écrivain né dans les bas fonds, tombe amoureux d'une bourgeoise, et pense tenir sa revanche sur la vie en partant à la conquête du succès. Dure sera la chute...

Mon avis : Roman aux frontières de l'autobiographie de Jack London, véritable chef d'oeuvre d'écriture. Notre héros Martin Eden incarnation de l'aventurier et du génie incompris, autodidacte qui va réussir à atteindre la haute bourgeoisie grâce à son amour aveuglé pour une belle aristocrate.

Alors qu'il cherche en premier lieu à se faire admirer de Ruth - qu'il a rencontré par le biais de son frère à qui il a sauvé la vie lors d'une bagarre-, il décide de s'extirper de son milieu initial empreint de pauvreté et de bassesse pour intégrer cette bourgeoisie éblouissante mais pour sombrer dans une avidité de connaissance passionnelle pour la littérature, la science, la philosophie, la métaphysique, la culture, la connaissance au sens large du terme.

En découvrant ce vaste monde, il souhaite devenir écrivain. A force de travail acharné il parvient à ses fins, cependant la désillusion le touche de plein fouet lorsqu'il découvre la superficialité et l'égoïsme des personnes à qui il voulait tant ressembler lorsqu'l n'était que simple marin. En effet, alors qu'il voulait se hisser au niveau des bourgeois il les surpasse à tel point qu'il finit par comprendre que sa place n'est pas parmi eux. La problématique de la place du génie dans une société se pose avec évidence, mais peuvent-ils réellement en trouver une ? 

Loin des romans de Jack London que nous donnons habituellement à nos enfants (pour ne citer que "Croc blanc") la dimension littéraire est exacerbée, le personnage ne peut que forcer l'admiration de ses lecteurs. Une réflexion sur la lutte des classes est abordée sous un angle nouveau, l'ambivalence de la littérature, le manque d'humilité de l'être humain et la déchéance sont abordés.

Autant de thèmes fondamentaux d'un point de vue sociologique que littéraire traités avec beaucoup de subtilité et qui amènent une profonde réflexion. Une écriture irréprochable, un héros à échelle réaliste, tous les éléments sont réunis pour apprécier et lire ce livre avec beaucoup de plaisir.

26 mars 2012

L'élégance du Hérisson;Muriel Barbery


hérisson


4ème de couverture"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rude Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aupieds et, à en croire certains matins, auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants."

"
Je m'appellPaloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que ladestination finale, c'est le bocal à poissons, la cuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire,
l
e jour de mes treize ans, je me suiciderai.

Mon avis : Un roman court mais intense dont on ne se sépare qu'après avoir lu les dernières lignes. Notre concierge qui se fait passer pour inculte et stupide est très attachante et c'est avec plaisir que nous suivons ce court épisode de vie.

Idéal pour remettre en place ses certitudes quant à l'association : classe sociale/intelligence. Certes, cela peut paraître quelque peu surfait de prime abord mais force est de constater que dans l'inconscient collectif une concierge est une personne qui s'intéresse aux potins croustillants de son immeuble et ne peut pas être douée dans quoique ce soit à part l'espionnage maladif du voisinage.

L'alternance entre les pensées (profondes ?) de la concierge et le journal intime d'une jeune fille évite de s'appesantir trop longuement sur chacune d'elle.

Personnellement je ne trouve pas ce livre prétentieux ou pédant comme certains ont pu l'écrire, il est relativement et maheureusement inquisiteur mais juste sur la nature humaine.

Ainsi, si l'on passe sur l'aspect caricatural et moralisateur de cette histoire pré mâchée on apprécie tout de même l'évolution du récit et des personnages. 

 

25 mars 2012

L'Accro Du Shopping attend un bébé; Sophie Kinsella

 

accro shopping

 

4ème de couverture : "Becky est aux anges ! Dans quelques mois, elle donnera naissance au plus adorable, au plus magnigique des bébés. D'ici là, elle s'évertue à mettre en pratique sa toute nouvelle théorie : le shopping soignerait les nausées matinales. Tout irait pour le mieux si notre accro ne s'était pas mis en tête d'être suivie par l'accoucheuse des stars, la sublime Venetia Carter...qui n'est autre que l'ex-petite amie de son mari, Luke !"

Mon avis : Un livre à prendre au second degré, non au vingtième degré si possible ! Très léger, humour potache, gag à répétition, clichés mais agréable à lire dans les moments où l'incapacité de réfléchir nous submerge (si TF1 est en panne...)

Burlesque par moment, situations loufoques, histoire extravagante sur pseudo fond de réalisme, dialogues saugrenus ce livre se lit très rapidement et est accessible à tous et à toutes. Apparemment l'avant dernier d'une série, idéal pour se détendre en vacances ou dans son lit après une journée exténuante, fait le même effet qu'une série que l'on suit quand on commence on ne peut pas lâcher ce livre soit pour le finir au plus vite, soit pour avoir le fin mot de l'histoire. Pour les inconditionnels de la réflexion autant l'acheter en anglais directement pour se corser un peu la tâche !

 

25 mars 2012

Les Mémoires d'Elizabeth Frankenstein

4ème de couverture :

Mon avis :

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